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Les orages
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Pluie
forte, vents violents, foudre, tonnerre, grêle et même tornardes: Chacun des
quelques 50 000 orages qui éclatent chaque jour sur Terre dégage une énergie
équivalente à celle d'une bombe atomique. Très commun dans les zones
intertropicales, le phénomènes touche aussi les régions tempérées au
printemps et en été, lorsque les ingrédients nécessaires à la formation
d'une cellule orageuse (air chaud et humide, instabilité) sont les plus
fréquents.
Comment reconnaître un cumulus en
croissance
Lorsque le sommet du nuage reflète les rayons solaires, c'est
qu'il est chargé de gouttelettes d'eau non gelées. Cela indique la présence
de forts courants ascendants chauds, susceptibles de produire un orage.
La
prédominance de cristaux de glace, laissant partiellement passer les rayons
du soleil, est au contaire la marque d'un nuage qui a fini de croître.
Le cycle d'une cellule orageuses
Le cycle
de vie d'une cellule orageuse se compose de trois étapes successives. Dans
la phase de développement, l'ascention (1) d'une masse d'air humide (par
convection, ou en raison de l'arrivée d'un front froid) forme un cumulus
(2). Si l'air est instable, les courants chauds (3) continuent de monter,
faisant croître le nuage jusqu'au stade cumulo-nimbus (4). Lorsqu'il atteint
la tropopause, le nuage cesse de se développer en hauteur et se charge de
cristaux de glace qui amorcent le processus de précipitation. L'orage entre
alors dans sa phase de maturité: L'air froid et lourd du sommet redescend
brusquement sous la forme de forts courants (5) accompagnés d'éclair (6) et
de violentes averses (7). L'orage se dissipe lorsque les vents (8) issus du
sommet refroidissent le sol au point de priver le nuage de l'air chaud qui
l'alimentait. Le cumulo-nimbus se désagrège, la pluie cesse et il ne reste
plus dans le ciel que quelques cirrus et altocumulus inoffensifs.
Le cycle
complet ne dure pas plus d'une heure, mais les vents qui continuent de se
propager après la dissipation de l'orage peuvent rencontrer de nouvelles
masses d'air chaud et humides, et ainsi déclencher le développement d'une
nouvelle cellule orageuses. On parle alors d'un orage multicellulaire.
L'instabilité de l'air
Une bulle
d'air qui monte subit un refroidissement adiabatique (dû à l'altitude) de
1°C tous les 100 mètres environs. Si la température de l'air environnant
diminue plus rapidement, l'air est dit instable. Plus chaude que le milieu,
la bulle continue donc à monter. Si l'air de cette bulle est humide, il se
condense en se refroidissant et libère de la chaleur latente qui favorise la
poursuite du processus.
Eclairs et tonnerre
Chaque
seconde, plusieurs centaines d'éclairs crépitent autour de la terre. Ces
étincelles géantes sont dues aux décharges électriques qu'on appelle la
foudre et qui se produisent au cours de la phase de maturité d'un orage.
Particulièrement spectaculaire, ce phénomènes peut également se révéler très
dangereux: avec un courant électrique de l'ordre de 100 000 ampères, la
foudre cause la mort de centaines de personnes chaques années. Elle est
aussi responsable de nombreux incendies, courts-circuits, coupures de
courant et perturbations électromagnétiques.
De la foudre au tonnerre
En se
transmettant à l'air environnant, la très grande chaleur de la foudre (30
000°C) provoque sa brusque dilatation, suivie d'une contraction. Ce double
mouvement crée une onde de choc qui se transforme en onde acoustique, le
tonnerre.
Le retard du tonnerre
Alors que
nous percevons presque instantanément l'éclat d'un éclair, le tonnerre nous
parvient avec un léger retard, car la vitesse du son est moins grande que
celle de la lumière. En comptant le nombre de secondes de retard et en le
divisant par 3, on obtient une bonne estimation de la distance (en
kilomètre) du lieu où est tombée la foudre.
Provenant
de toute la longueur de l'éclair, le tonnerre ne parvient pas à un
observateur comme un bruit sec mais plutôt comme un grondement.
Comment se forme un éclair entre un nuage
et le sol
Par un
processus qui n'est pas encore totalement expliqué, les courants d'air (1)
distribuent des charges positives (2) au sommet du nuage d'orage et des
charges négatives (3) à sa base. En réaction, le sol situé sous le nuage se
charge positivement (4). Il se crée ainsi un champ électrique qui s'accroît
jusqu'à ce que l'air, qui joue normalement le rôle d'isolant, cède. Un flux
d'électrons jaillit alors de la zone négative: C'est le précurseur (5), une
étinelle invisible qui se déplace à 200 km/s selon une trajectoire
irrégulière. Arrivé à proximité du sol, le précurseur attire un flux positif
(6). Lorsque les deux étincelles se rejoignent, elles forment un canal d'air
ionisé de quelques centimètres de diamètre le long duquel remonte un courant
positif très puissant, l'arc de retour (7). Cette décharges électrique
produit la ligne lumineuse de l'éclair.
Différents types d'éclairs
Même s'ils
sont les plus spectaculaires, seuls 20% des éclairs frappent le sol (1). Les
autres se produisent entre deux nuages (2), à l'intérieur d'un même nuage
(3) (les plus fréquents) ou même entre un nuage et l'air environnant (4).
Tous ont cependant en commun de relier une zone chargée négativement à une
zone chargée positivement, obéissant à la règle qui veut que des charges
électriques opposées s'attirent.
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